# Installation de fenêtres et portes : les étapes clés à connaître
La rénovation énergétique d’un logement passe inévitablement par le remplacement des menuiseries extérieures. Fenêtres et portes représentent jusqu’à 25% des déperditions thermiques d’une habitation mal isolée. Investir dans de nouvelles menuiseries performantes constitue donc un levier majeur pour réduire votre consommation énergétique et améliorer votre confort quotidien. Les technologies actuelles offrent des solutions aux performances remarquables, avec des coefficients d’isolation qui auraient semblé impossibles il y a encore une dizaine d’années. Pourtant, ces performances théoriques ne deviennent effectives que si l’installation respecte scrupuleusement les règles de l’art. Une pose approximative annule instantanément les qualités intrinsèques du matériel, créant des ponts thermiques, des infiltrations d’air et d’eau qui compromettent durablement l’investissement réalisé. Comprendre les étapes techniques de cette installation vous permettra de dialoguer efficacement avec les professionnels et de vous assurer que les travaux respectent les standards les plus exigeants.
Diagnostic préalable et choix des menuiseries : PVC, aluminium ou bois
Avant d’envisager toute installation, une phase d’analyse technique s’impose pour identifier précisément vos besoins. Cette évaluation doit prendre en compte l’exposition de votre logement, votre zone climatique, les nuisances sonores environnantes et naturellement votre budget. Les menuiseries modernes se déclinent en trois familles principales de matériaux, chacune présentant des caractéristiques spécifiques qui influencent directement les performances thermiques et acoustiques.
Mesures précises et relevé des côtes de tableau
La prise de mesure constitue l’étape fondamentale qui conditionne toute la suite du projet. Un écart de quelques millimètres peut compromettre l’étanchéité finale ou empêcher purement et simplement la pose. Le professionnel effectue systématiquement trois relevés pour chaque dimension : hauteur et largeur mesurées en trois points différents (haut, milieu, bas pour la largeur ; gauche, centre, droite pour la hauteur). Cette précaution révèle les irrégularités du bâti, fréquentes dans l’ancien. La dimension de fabrication retenue correspond toujours à la plus petite mesure relevée, à laquelle on soustrait encore quelques millimètres pour ménager le jeu de pose nécessaire. L’épaisseur du mur, la présence d’isolation intérieure ou extérieure, l’état du dormant existant font également partie des paramètres essentiels à relever minutieusement.
Coefficient thermique uw et performance énergétique des vitrages
Le coefficient Uw mesure la performance thermique globale de la fenêtre (w pour window). Plus ce coefficient est bas, meilleure est l’isolation. La réglementation RE2020 impose des exigences précises selon les zones géographiques. Un Uw inférieur à 1,3 W/m².K représente aujourd’hui un standard satisfaisant, tandis que les menuiseries haut de gamme atteignent des valeurs de 0,8 W/m².K. Ce coefficient global résulte de la combinaison entre le vitrage (Ug) et le châssis (Uf). Le double vitrage standard affiche un Ug autour de 1,1 W/m².K, alors que le triple vitrage descend à 0,6 W/m².K. Attention cependant : le triple vitrage, plus lourd et plus épais, ne s’avère pas systématiquement pertinent. Dans les régions méridionales, ses bénéfices hivernaux peuvent être annulés par une surch
es de surchauffe estivale et une luminosité légèrement réduite. Le bon choix consiste donc à adapter le type de vitrage à votre climat, à l’orientation de chaque façade et à l’usage de la pièce (chambre, séjour, salle d’eau, etc.).
Certification cekal et norme NF pour les doubles et triples vitrages
Au-delà des valeurs chiffrées de Uw ou Ug, la présence de certifications officielles constitue un gage de qualité. La certification Cekal atteste des performances thermiques, acoustiques et de durabilité des vitrages isolants pendant une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Elle garantit notamment l’absence de condensation interne, la tenue des couches faiblement émissives et la qualité du gaz (argon ou krypton) injecté entre les vitrages. Choisir un double ou un triple vitrage certifié Cekal, c’est s’assurer que les performances annoncées seront maintenues dans le temps.
La norme NF appliquée aux menuiseries et aux vitrages vient compléter ce dispositif. Elle contrôle la résistance mécanique, l’étanchéité à l’air, à l’eau et au vent, mais aussi la sécurité en cas de bris de glace, avec des exigences particulières pour les portes-fenêtres et les portes d’entrée vitrées. Pour vous, consommateur, ces marquages simplifient la comparaison entre produits : à performances annoncées équivalentes, privilégiez toujours un ensemble menuiserie + vitrage porteur d’un double marquage NF et Cekal. Vous limitez ainsi le risque de non-conformité et facilitez vos démarches en cas de SAV.
Comparatif des profilés : veka, schüco et kömmerling
Sur le marché des fenêtres PVC, quelques grands extrudeurs se distinguent par la qualité de leurs profilés : Veka, Schüco, Kömmerling figurent parmi les plus reconnus. Leurs gammes se déclinent en plusieurs séries, généralement de 5 à 7 chambres d’isolation dans l’épaisseur du profilé, avec des renforts acier adaptés aux grandes dimensions. Un profilé moderne de 70 à 82 mm d’épaisseur permet d’accueillir du double ou du triple vitrage tout en maintenant une rigidité satisfaisante, y compris pour les baies coulissantes de grande largeur. L’esthétique évolue également : formes droites contemporaines, finitions plaxées imitation bois, teintes bicolores intérieur/extérieur, etc.
Dans la pratique, la différence majeure entre ces marques tient moins au “nom” qu’au système complet proposé : joints de frappe ou de vitrage, qualité des renforts, type de quincaillerie associée, options de sécurité. Une fenêtre PVC fabriquée sur un profilé haut de gamme mais mal assemblée restera médiocre. Inversement, un fabricant sérieux exploitant un système Veka, Schüco ou Kömmerling selon les règles de l’art offrira une menuiserie très performante, durable et stable dans le temps. N’hésitez pas à demander la référence exacte du profilé utilisé (par exemple Veka Softline 70, Schüco Living, Kömmerling 76), afin de vérifier ses performances et sa compatibilité avec votre projet de rénovation énergétique.
Dépose de l’ancienne menuiserie : méthodes en rénovation et en neuf
Une fois les menuiseries choisies, la question de la dépose de l’existant se pose. C’est une étape déterminante, souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne la stabilité mécanique, l’étanchéité et l’esthétique finale. Selon l’état de la fenêtre ou de la porte en place, deux grandes familles de techniques sont possibles : la dépose totale, où l’on retire entièrement le dormant, et la pose en rénovation, qui conserve le cadre existant lorsque cela est possible. En construction neuve, la problématique est différente : il s’agit plutôt de coordonner la pose des menuiseries avec le gros œuvre et l’isolation.
Technique de dépose totale avec bâti dormant
La dépose totale consiste à retirer intégralement l’ancienne menuiserie : ouvrants, vitrage, mais aussi dormant fixé dans la maçonnerie. Cette solution est incontournable lorsque le cadre est dégradé (bois pourri, PVC déformé, aluminium oxydé), lorsqu’il présente des défauts structurels ou lorsque l’on souhaite optimiser au maximum la surface vitrée et supprimer tout pont thermique résiduel. Le professionnel commence par déposer les ouvrants, puis découpe soigneusement le dormant à la scie sabre ou à la scie égoïne, en veillant à ne pas endommager l’appui de fenêtre, les tableaux et le linteau.
Une fois le dormant ancien retiré, la maçonnerie est nettoyée, les résidus de mousses, anciens mastics et chevilles sont supprimés. Si nécessaire, un ragréage ou un rebouchage au mortier est réalisé pour reconstituer un support sain et plan. Le nouveau dormant est ensuite positionné directement dans le tableau de maçonnerie, ce qui permet une fixation au plus près de la structure et une reconstitution complète de l’étanchéité périphérique. Cette méthode est plus longue et un peu plus coûteuse qu’une simple pose en rénovation, mais elle offre les meilleures performances thermiques et acoustiques, ainsi qu’une durée de vie optimale.
Rénovation avec conservation du cadre existant
La pose en rénovation s’appuie sur le dormant existant, à condition qu’il soit strictement sain : sec, stable, sans jeu ni attaque fongique. Elle est très utilisée en rénovation d’appartements ou de maisons habitées, car elle limite considérablement les travaux de maçonnerie et les dégradations des finitions intérieures (peintures, carrelages, papiers peints). Le principe est de venir “coiffer” l’ancien cadre par un nouveau dormant plus fin, conçu pour s’y fixer par vissage périphérique. Cette solution est en revanche interdite sur un ancien dormant PVC, qui ne présente pas la rigidité nécessaire pour supporter une nouvelle menuiserie.
Avant toute chose, le professionnel réalise un diagnostic minutieux de l’ancien cadre, parfois accompagné d’un traitement insecticide et fongicide lorsqu’il s’agit de bois. Les anciennes paumelles sont retirées, les feuillures nettoyées, les anciennes battées planées si besoin. Le nouveau dormant vient alors se poser par-dessus, avec un jeu contrôlé. L’espace résiduel est comblé par un joint pré-comprimé ou une mousse spécifique, puis recouvert de couvre-joints intérieurs et d’habillages extérieurs en aluminium laqué. Vous conservez ainsi vos revêtements, au prix d’une très légère réduction du clair de vitrage, généralement inférieure à quelques centimètres.
Traitement des appuis de fenêtre et rejingots
L’appui de fenêtre et le rejingot constituent la première barrière contre les infiltrations d’eau. Le rejingot est ce relief maçonné, en partie arrière de l’appui, sur lequel vient s’appuyer la traverse basse du dormant. En cas de dépose totale, il doit être soigneusement contrôlé : pente suffisante pour évacuer l’eau, absence de fissures, absence de contre-pente vers l’intérieur. Si des désordres sont constatés, un ragréage ou la mise en œuvre d’un appui préfabriqué peuvent s’imposer. La jonction entre l’appui et le dormant doit être traitée avec des matériaux adaptés (compribande, bavette aluminium, mastic spécifique) pour éviter les infiltrations tout en permettant à la menuiserie de “respirer”.
En pose de rénovation, la traverse basse de l’ancien dormant bois est parfois retaillée (délignage des “cochonnets”) pour améliorer l’écoulement. Dans tous les cas, une règle d’or s’applique : ne jamais obturer totalement la traverse basse extérieure par un joint silicone continu. Cette erreur fréquente bloque la ventilation naturelle du dormant et peut provoquer des condensations internes, voire des pourrissements de bois injustement imputés à la nouvelle fenêtre. Un professionnel consciencieux veillera à conserver un chemin de ventilation, tout en assurant l’étanchéité à l’eau par des solutions de bavettes et d’écoulements correctement dimensionnés.
Gestion des linteaux et structures porteuses
Le linteau est l’élément porteur situé au-dessus de votre ouverture. Il reprend la charge des maçonneries et planchers supérieurs. Dans la plupart des cas de rénovation simple, on ne touche pas au linteau : ni percement supplémentaire, ni élargissement, ni rehausse de l’ouverture sans étude structurelle. En cas de projet plus ambitieux (création de baie vitrée, transformation d’une fenêtre en porte-fenêtre), le recours à un bureau d’études ou à un maçon spécialisé est indispensable pour dimensionner un nouveau linteau (béton armé, IPN, etc.) et assurer la stabilité globale du bâtiment.
Lors de la pose de nouvelles menuiseries, la distance entre la traverse haute du dormant et le linteau doit être suffisante pour accueillir les cales de pose et le joint d’étanchéité sans créer de points durs. Un espace de quelques millimètres, comblé par un joint compressible, permet d’absorber les dilatations et les mouvements du bâtiment sans contraindre la fenêtre. Dans le cas des portes d’entrée et portes-fenêtres, ce jeu est d’autant plus crucial que les ouvrants sont lourds et sollicitent fortement la partie supérieure du dormant. Un calage mal conçu peut à terme provoquer des difficultés de fermeture ou des désalignements des gâches de serrure.
Pose en applique, en tunnel et en feuillure : protocoles techniques
Une fois la dépose réalisée et le support préparé, vient le choix de la méthode de pose. En construction neuve comme en rénovation lourde, trois grands modes de mise en œuvre sont utilisés : la pose en applique, la pose en tunnel et la pose en feuillure. Chacune répond à des contraintes spécifiques d’isolant, d’épaisseur de mur, d’esthétique de façade. Le respect du positionnement du dormant dans l’épaisseur du mur est crucial : quelques centimètres de décalage peuvent suffire à créer des ponts thermiques ou des désordres de condensation.
Calage et réglage tridimensionnel des ouvrants
Le calage du dormant s’effectue au moyen de cales de pose rigides, idéalement en matériau incompressible, positionnées sous les montants verticaux et parfois sous la traverse basse pour les grandes largeurs. Ces cales assurent le transfert des charges de la menuiserie vers la maçonnerie, sans déformation. Une fois le dormant solidement fixé, les ouvrants sont remontés. Commence alors la phase de réglage tridimensionnel : en hauteur, en latéral et parfois en pression de fermeture, grâce aux paumelles et fiches réglables.
Ce réglage fin permet de compenser les éventuels écarts du bâti et de garantir un jeu homogène entre l’ouvrant et le dormant. Vous l’avez peut-être déjà constaté : une fenêtre mal réglée frotte à certains endroits, ferme mal ou laisse passer l’air par temps de vent. À l’inverse, une menuiserie correctement ajustée se manipule sans effort, reste bien plaquée sur ses joints périphériques et conserve ses qualités d’isolation sur la durée. Les menuiseries modernes PVC, aluminium ou bois-alu offrent des possibilités de réglage très précises, qu’il convient d’exploiter dès la pose, puis lors des opérations d’entretien périodiques.
Utilisation des équerres de fixation et pattes d’ancrage
La fixation du dormant au gros œuvre s’effectue par vis traversantes, équerres ou pattes d’ancrage selon la configuration. En pose en applique sur isolation intérieure, des pattes métalliques ou des équerres spécifiques sont fixées sur le chant du dormant, puis ancrées dans le mur porteur au travers du doublage. En pose en tunnel ou en feuillure, la fixation par vissage traversant reste très répandue, avec des vis adaptées à la nature du support (béton, brique pleine, parpaing creux, ossature bois). L’entraxe entre les fixations suit les recommandations du DTU 36.5 : densifié en partie basse et près des paumelles, plus espacé sur les montants.
Dans le cas des déposes totales exigeantes, certains fabricants préconisent des systèmes d’équerres dédiées (parfois désignées PRDT pour “pose rénovation dépose totale”) qui évitent toute contrainte sur le dormant lors du serrage. Ces accessoires, bien que discrets, jouent un rôle majeur dans la tenue de la fenêtre face au vent et aux manipulations quotidiennes. Un ancrage sous-dimensionné ou mal réparti peut se traduire, à moyen terme, par des déformations, des prises d’air ou des fissurations de l’enduit autour de la baie. D’où l’importance de ne jamais négliger cette étape, même si elle reste invisible une fois les habillages posés.
Application de la mousse polyuréthane expansive et jointement périphérique
L’espace résiduel entre le dormant et la maçonnerie doit être comblé pour assurer continuité thermique et étanchéité à l’air. On utilise pour cela un combinaison de matériaux : bande de mousse pré-comprimée type compribande, mousse polyuréthane à mémoire de forme, fonds de joint et mastics élastomères. Contrairement à une idée reçue, la mousse PU ne doit jamais être utilisée seule comme unique dispositif d’étanchéité : elle n’est ni durablement étanche à l’air, ni résistante aux UV, et peut se dégrader sous l’effet de l’humidité. Elle joue surtout un rôle de remplissage et de limitation des échanges thermiques.
Le jointement périphérique se finalise ensuite par la mise en œuvre de joints intérieurs et extérieurs adaptés. À l’intérieur, un mastic acrylique ou hybride, posé sur fond de joint, assure la continuité avec les doublages en plâtre ou en plaque de plâtre. À l’extérieur, un mastic silicone neutre ou hybride façade, éventuellement complété par une bavette métallique, garantit la protection contre les eaux de ruissellement. Quelques millimètres mal remplis peuvent devenir un véritable “couloir” pour l’air froid ou l’eau, d’où la nécessité d’un contrôle visuel attentif des joints après application. C’est souvent cette étape finale qui distingue une pose moyenne d’une installation réellement performante.
Respect du DTU 36.5 pour les menuiseries extérieures
En France, la pose des fenêtres et portes extérieures est encadrée par le DTU 36.5 (Document Technique Unifié), véritable référence pour les professionnels. Ce texte détaille les règles de l’art : sections minimales de dormant, types de fixation tolérés selon les supports, jeux de pose admissibles, dispositifs d’étanchéité, conditions de mise en œuvre des joints, etc. Respecter le DTU 36.5 n’est pas qu’une question de conformité administrative : c’est surtout la meilleure assurance de durabilité et de performance pour vos menuiseries.
Pour vous, particulier, il n’est évidemment pas question de mémoriser l’ensemble du document. En revanche, vous pouvez vérifier que votre installateur s’y réfère explicitement dans son devis, et qu’il dispose d’une qualification professionnelle (RGE, Qualibat, etc.). En cas de litige ou de désordre (infiltrations, condensation, difficulté d’ouverture), l’expert mandaté se basera précisément sur ce DTU pour juger de la conformité du chantier. S’assurer dès le départ que la pose sera réalisée “conformément au DTU 36.5” constitue donc une protection précieuse pour votre investissement.
Étanchéité et isolation : membrane pare-pluie et bandes adhésives
Au-delà des joints visibles, l’étanchéité à l’air et à l’eau d’une fenêtre ou d’une porte dépend largement des interfaces avec le mur et l’isolation. Dans les constructions modernes, on met en œuvre de plus en plus fréquemment des membranes pare-pluie et des bandes adhésives spécifiques pour assurer la continuité des barrières d’étanchéité. Côté extérieur, des bandes pare-pluie assurent la jonction entre le dormant et la façade, en dirigeant les éventuelles infiltrations vers l’extérieur. Côté intérieur, des membranes pare-vapeur ou freins-vapeur raccordent la menuiserie à l’isolant et au parement, empêchant l’air humide de circuler dans l’épaisseur du mur.
Ces dispositifs sont particulièrement importants dans les maisons à très haute performance énergétique (BBC, passif, RE2020 renforcée), où la moindre fuite d’air peut dégrader significativement le bilan thermique. Visuellement, cela se traduit par des bandes adhésives spéciales collées en périphérie du dormant avant la pose de l’isolant, puis soigneusement raccordées aux membranes de paroi. Vous vous demandez si ces détails ont vraiment un impact ? Les tests d’infiltrométrie réalisés en fin de chantier montrent qu’une seule fenêtre mal traitée peut faire échouer la certification globale d’une maison neuve. D’où l’importance de confier ces travaux à une entreprise formée aux techniques d’étanchéité à l’air modernes.
Réglage des ferrures et quincaillerie : fiches, paumelles et crémones
Les ferrures (fiches, paumelles, pivots) et la quincaillerie (crémones, gâches, compas oscillo-battants) constituent la partie mécanique de votre menuiserie. Elles subissent chaque jour des dizaines de sollicitations : ouvertures, fermetures, micro-ventilations. Un réglage précis à la pose, puis un entretien périodique léger, sont indispensables pour garantir leur bon fonctionnement sur le long terme. Sur une fenêtre à frappe ou oscillo-battante moderne, la plupart des fiches permettent un réglage en trois axes : remontée ou descente de l’ouvrant, décalage latéral, compression sur les joints.
Le menuisier vérifie également le bon positionnement des gâches de verrouillage sur le dormant : elles doivent recevoir parfaitement les galets de la crémone lors de la fermeture, sans effort excessif ni jeu perceptible. Un réglage trop “serré” use prématurément la quincaillerie et les joints, tandis qu’un réglage trop “souple” laisse passer l’air et nuit à la sécurité contre l’effraction. Une analogie simple : pensez à la porte d’un réfrigérateur, qui doit se fermer franchement sans rebondir, tout en restant parfaitement étanche. Vos fenêtres suivent la même logique. Un huilage annuel des points de rotation et de verrouillage, avec un lubrifiant adapté, suffit généralement à maintenir souplesse et silence de fonctionnement.
Finitions et certification de conformité RE2020
Les finitions constituent la dernière étape visible de votre projet de pose de fenêtres et portes. À l’intérieur, les couvre-joints, retours d’isolation, tablettes et habillages doivent s’intégrer harmonieusement à vos revêtements existants. À l’extérieur, les habillages aluminium ou PVC, les bavettes d’appui et les retours d’enduit assurent à la fois l’esthétique de façade et la pérennité de l’étanchéité. Une attention particulière est portée à la continuité des teintes et à la régularité des joints : aucune bavette tordue, aucun cordon de silicone débordant ne devrait subsister à la réception du chantier.
Dans le contexte réglementaire actuel, la conformité RE2020 ne se limite pas à la performance intrinsèque des menuiseries (Uw, Sw, facteur solaire) : elle intègre aussi leur mise en œuvre dans le calcul global du bâtiment. En maison neuve, le bureau d’études thermiques intègre dès la conception le type de pose, le positionnement dans l’isolant, la qualité d’étanchéité à l’air. En fin de chantier, le test de perméabilité et l’attestation de prise en compte de la RE2020 viennent valider l’ensemble. En rénovation, même si cette obligation n’est pas systématique, viser les standards de la RE2020 reste pertinent pour anticiper les évolutions futures et valoriser votre bien.
Au moment de la réception des travaux, prenez le temps de vérifier avec l’installateur le fonctionnement de chaque ouverture, l’absence de courants d’air, la qualité des finitions. Demandez-lui également la remise des documents de conformité : fiches techniques des menuiseries, certificats Cekal et NF, notices d’entretien, éventuelles attestations RGE pour bénéficier des aides financières. Une installation de fenêtres et portes bien pensée, bien posée et bien documentée, c’est à la fois plus de confort au quotidien, des économies d’énergie durables et un véritable atout pour la valeur de votre patrimoine.